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Rue du Saint-Cordon

Rue du Saint Cordon

Le diagnostic de la rue du Saint Cordon a été réalisé par le service archéologique municipal en 2010. A la veille de la Révolution, la parcelle se trouve répartie dans l’emprise de différents domaines : l’extrémité Nord du site correspondait au parc de l’hôtel du prince de Lambesq, colonel du Lorraine-Allemand (habitation toujours existante, sise au 70/70bis rue du Quesnoy). La partie Sud était occupée par l’ancien couvent des Ursulines. Ces dernières s’installèrent sur le site en 1654, dans un hôtel qui appartenait auparavant à la famille De Lallaing. Ce secteur était déjà densément urbanisé au Moyen Âge, comme l’ont démontré les opérations déjà réalisées à proximité (site Cœur de Ville 1999-2003, site de la rue des Ursulines 2006).

L'habitat de la fin du Moyen Âge

Un sondage, réalisée dans la partie Sud-Ouest du site révéla les vestiges de deux maisons (voir le plan). Ces structures se composent de murs bahuts réalisés en pierre calcaire, parfois complétés de gros blocs de grès qui devaient soutenir les montant des charpentes de bois de ces maisons. Des restes de sols en brique jaune, en terre battue ou en mortier étaient encore observables. Une sole de cheminée, constituée de tuiles en terre cuite posées de champs et dessinant une frise de triangles sur pointes, fut découverte. De même, un seuil en pierre bleue qui donnait accès à l’une des habitations, recouvrait un dépôt de fondation constitué par un méreau en cuivre tournaisien datable entre la fin du XVe et le début du XVIe siècle.

Le parc de l'hôtel de Lambescq

La première structure observée dans le parc de l'hôtel de Lambescq est un bassin circulaire maçonné en brique et alimenté par une adduction souterraine  dont le fond et la couverture réemploient des carreaux de pavage en pierre bleue. Le fond du bassin présente en son centre une trace circulaire qui témoigne de la présence d’une colonne centrale ou d’un système de jet d’eau. Cette structure est complétée en fond de parcelle par un deuxième monument. Il s’agit d’une construction de fantaisie ornant le jardin, ou « fabrique » de plan ovalaire et accessible depuis le jardin par un escalier maçonné en brique. Le décor architecturé de ce parc du XVIIIe siècle évoque la symbolique de la franc-maçonnerie à laquelle appartenait M. de Lambescq.

Galerie d'images

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Sole de cheminée (fin XVe - début XVIe siècle)
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Site en cours de décapage
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Vue des deux maisons de la fin du Moyen Âge
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"Fabrique" (XVIIIe siècle)